17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 10:10

Dans la saga salade de l'été australien...

Salade tiède fève-haricots verts et son crunch de noisettes

Ingrédients :

200 g de fèves (prendre les congelées pour ne pas avoir à faire tremper toute la nuit)

300 g d’haricots verts équeutés

3 cs de noisettes concassées et toastées

2 cs d’huile d’olive

2 cs de vinaigre de vin rouge

2 cs de moutarde de Dijon

30 g de pain rassis ou de bacon ou les 2

Cuire les fèves deux minutes dans de l’eau bouillante et les haricots verts 3-4 minutes. Le tout doit être tendre mais pas purée.

Optionnel : rafraichir tout ça dans un saladier d’eau glacée (couleur tout ça), mais moi je la préfère tiède cette salade. Ceci dit, on peut les glacer puis les remettre dans la casserole encore chaude pour retiédir tout ça et avoir la couleur. Mais bon, après c’est plus une salade, c’est un statut Facebook…

Optionnel 2 : peler les fèves (pour le bidon).

Faire revenir le bacon haché et/ou le pain en grosse miettes pour faire des croutons et ou du sprinkle carné bien gras. Une fois bien grillé, transférer le tout sur du papier ménage.

Dans un bol, mélanger l’huile, la moutarde et le vinaigre.

Tout benner dans un saladier ou directement sur l’assiette. (Ne pas oublier les noisettes qui font vraiment tout). (Et le bacon aussi, faut pas déconner).

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 01:13

…Est forcément la plus compliquée.

…Euh…Est forcément celle de sa Maman.

Sauf que.

 

La Maman des Rujha en fait une mousseuse, très chocolatée avec des fois des petits bouts de gingembre confits ou autre piment d’Espelette pour l’originalité. Mais toujours, toujours dans le saladier bleu.

Ah, souvenirs…

Et pur blancs battus en neige. C’est important. Ca muscle le gras de bras.

Je précise parce que la Maman de la Perle en fait une très compacte, plutôt chocolat au lait dans le goût, crème oblige, on est en Helvétie. Mélange blancs neigeux et crème fouettée donc.

Après, voilà, y en a de toutes sortes, des avec et des sans. Au moins une fois sur la carte des desserts au restaurant (rarement maison d’ailleurs). Faite au Kisag ou à la main, fouettée, battue, siphonnée, poche-à-douillée, et j’en passe.

J’en ai même goutté une, une fois, entièrement à la crème fouettée et du chocolat au lait Lindt. Une bouchée et tu tombes, assommé par le sugar rush et le gras.

Bref. Nous, en Australie, on regarde une émission faite par une Anglaise à Paris. J’arrête d’ailleurs tout de suite les hérétiques qui m’assèneront que les Brit’ ne savent pas cuisiner et n’ont pas de gastronomie. Je répondrais : hachis Parmentier, bœuf Wellington, salade Waldorf, Victoria Sponge, Lamingtons, scones, steak and kidney pie, fudge, cheddar fumé et Stilton coulant, Stargazy pie, sauce Worcestershire, potted shrimps, toad in the hole, black pudding (rah le boudin noir aux grains grille au petit matin…), Etton mess et treacle tart…

Bref, y a de quoi faire et en plus c’est de mieux en mieux, regardez Heston Blumenthal.

La meilleure mousse au chocolat du monde…

Donc, pour en revenir à notre mousse, La Perle a tenté cette recette qui part sur une base de de crème fouettée, de blancs en neige et de crème pâtissière, donc…c’est compliqué. Et long.

Mais alors le résultat. C’est ferme, c’est compact mais mousseux. Et surtout, c’est très très chocolaté.

La meilleure.

Désolée Maman.

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 16:52

 

deux essais de marinade (comme dirait Mamie, c'est un essai que j'ai fait), à partir de recettes Elle à table ou je sais plus quel magazine de cuisine...

 

Marinade 1 :

- 2 cs d'épices cajun (ail en poudre, thym, cumin, moutarde en poudre, oignon en poudre, piment, poivre, paprika, sel, origan)

- 2 cs de ketchup

- 1 cs de sauce soja

Ici sur un pavé de saumon : tremper dans le ketchup mélangé à la sauce soja, rouler dans les épices, direct au barbecue ou à défaut dans une poêle chaude non adhésive. Servi avec un korma minute de courgettes (1kg de légumes, 100 ml de lait de soja, 1 cc de beurre de cacahuètes, 1 cs de concentré de tomate, 2 cs d'épices à korma - je fais mon mélange maison en grands bocaux mais on peut se contenter de la version mauviette express soit mélanger 1 cc gingembre + cumin + coriandre + ail + piment).

 

Marinade 2 :  

- 1 cs de ketchup

- 2 cs de pate de tamarin

- 1 cs de chimi-churri sec

Ici sur un beau filet de boeuf : tout mélanger, badigonner, laisser mariner au frais une bonne journée. Servi avec un consommé froid de brocolis (1Kg de légumes cuit à l'eau avec 3 morceaux de citronnelle, 1/2 l de bouillon, 200 ml de lait de coco et 1/2 bouquet de coriandre).

 

Les deux étaient pas mal je pense que remplacer le ketchup par concentré de tomate + sucre + sauce soja serait plus intéressant (et plus collant).

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 23:44

Oui, oui, vous avez bien lu. Comme c'est l'été - and because I am Rujha Sydney now - je vous propose une série sur les salades, mais attention, pas la bête iceberg avec sauce du supermarché, non, de la bonne, de la goutue, de la rafraichissante pour les papilles et la tête!

J'ai nommé, aujourd'hui, la salade à la courge:

Salade à la courge

Ingrédients :

200 g de courge (la Kent Pumkin, soit écorce verte avec des tâches claires et orange dedans)

1 sachet de pousses d'épinard

1 poignée de tomates séchées

1 poignées de pignons

Parmesan qui a du goût

Quelques feuilles de basilic frais

Huile d'olive

Jus de citron

Sel et poivre

On ne pèle pas la courge - c'est le plus fou - mais on la découpe en tranches toutes fines (3-4 mm d'épaisseurs) qu'on blanchit quelques minutes, avant de les laisser refroidir (attention à ne pas cuire les pousses vertes).

Toaster les pignons et pareil: les laisser refroidir avant de monter la salade.

On peut aussi ciseler le basilic et le laisser enfleurer l'huile d'olive qu'on va utiliser pour la sauce. De toute façon, la sauce, je vous le dit tout net, c'est chacun pour soi et Dieu pour tous dans son assiette avec l'huile le citron, le sel et le poivre) (personnellement je trouve que le parmesan suffit en termes de sel).

Emincer la tomate séchée et faire des copeaux de parmesan à l'épluche légumes.

Et ensuite, le montage (ou empilage): j'aime bien faire des couches épinard, parmesan, tomate séchée, pignons, sauce (avec le basilic), et on recommence. Comme ça, pas besoin de touiller et on a des surprises toutes les couches, pas comme la salade Césard, Où une fois que tu as boulotté les quignons, le parmesan et les bons truc, tu te retrouve avec des bouts verts sans sauce et c'est plus aussi marrant.

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 00:52

Encore une recette australienne, qui utilise les immenses pattes de King Crab ou araignée de mer (oui, oui, le machin que quand tu vois la taille des pattes, tu as un peu peur quand même la fois d’après à la mer) et une « salade » locale : le kale. Ça se mange tant froid que chaud et c’est censé être très bon à la santé, c’est même une super food. Plutôt coriace cru avec des effets imprévisible sur le bidon, le kale se tient bien à la cuisine, donc je comparerais ça à un genre de feuille de chou.

Et comme en Australie ce n’est pas 5 mais 7 fruits et légumes par jour, vous serez content de savoir qu’une portion de cette soupe en plat principale contient 2.5 / 7 des apports recommandés. Et en plus, elle est délicieuse et ravigotante.

Soupe au Crabe

Pour 4 personnes :

30 g de beurre

100 g de lardons fumés

1 oignon émincé finement

250 g de patates riches en amidon pelées et coupées en cubes

¼ de tasse de farine

1 litre de bouillon sans sel (attention avec les lardons)

500 g d’Antartic King Crab (araignée de mer donc, on en trouve en Europe en surgelé au moment des fêtes) débarrassé de la carapace et émietté très grossièrement

120 g de kale ou de côtes de bettes ou de chou (ce que vous trouvez, du vert qui tient à la cuisson)

2 tasses de petits pois et maïs cru (ici ils sont vendus surgelés ensemble)

Faire revenir les patates, oignons et lardons avec le beurre à la poêle jusqu’à ce que tout soit bien doré.

Ajouter la farine, Remuer pendant une minute et ajouter le bouillon lentement (oui, c’est une béchamel clairette). Attendre le premier bouillon, puis réduire le feu et faire popoter jusqu’à ce que la pomme de terre soit tendre.

Lâcher le crabe, le kale et les petits pois – maïs.

Cuire encore quelques minutes. Rectifier l’assaisonnement.

Et c’est tout. Temps total de la recette 25 minutes ! Economes de leur temps en cuisine les Aussies, naaaaan !

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 01:41

La cuisine terre et mer, c’est très tendance en Australie, sauf qu’en général c’est un steak avec des garlic prawns on top, donc c’est bon, mais mal fait c’est sec et bourratif et bien fait, ça reste pas super sexy et raffiné.

Voici donc la recette du Chef Gary Mehigan, renommé pour sa compréhension toute australienne de certains classiques européens. N’empêche, c’est grâce à lui que je sais faire une blanquette de veau légère et qui biphase pas. Gary n’est pas très gentil dans la vie, on cherche un peu la générosité qui doit caractériser les chefs tradi, mais les sauces bien riches et les plats ravigotants, il connait.

Saumon rôti, sauce queue de bœuf

Ingrédients pour 4 personnes :

2 filets de saumon de 400 g chacun (avec la peau)

Sel et poivre du moulin

2 cs d’huile d’olive

8 bouts de queue de de bœuf

750 ml de bon vin rouge

1 carotte coupée en cubes

1 branche de céleri pareil

1 oignon pareil

2 feuilles de laurier

4 branches de thym frais + 2 autres

4 dents d’ail pelées

40 ml d’huile d’olive + 2 cs

750 ml de bouillon de bœuf

Faire mariner la queue de bœuf avec le vin, la carotte, le céleri, l’oignon, l’ail, le laurier et le thym, de préférence dans un grand cul-de-poule ou jatte recouvert d’un film plastique. Le tout pendant 24 heures.

Le lendemain donc, sortir la queue (sans mauvais jeu de mots), la sécher avec un papier Sopalin et réserver. Passer la marinade au chinois. La mettre dans une casserole et mettre à bouillir sur feu fort. Dès le premier bouillon, repasser au chinois. Réserver les légumes d’une part et le jus avec le laurier et le thym d’autre part.

Préchauffer le four à 165 degrés.

Chauffer les 40 ml d’huile d’olive dans une cocotte à feu moyen. Assaisonner la queue de bœuf et la saisir 10 minutes ou jusqu’à ce qu’elle ait bien caramélisé partout. Réserver. Caraméliser ensuite les légumes dans la cocotte (environ 8 minutes).

Ajouter ensuite le thym-laurier-jus à la cocotte, bouillir à feu fort jusqu’à ce que la sauce ait réduit de deux tiers. Ajouter ensuite la queue de bœuf et le bouillon et refaire bouillir. Dès le premier bouillon, couvrir et transférer au four. On ne touche plus pendant deux bonnes heures, soit jusqu’à ce que la viande soit assez tendre pour subir les attaques d’une fourchette sans trop protester.

Enlever la queue de bœuf de la cocotte et réserver. Laisser la viande reposer 10 minutes avant de la détacher de l’os et de l’émincer fin. Laisser le four en marche.

Repasser la sauce au chinois et la remettre dans une casserole propre (oui, c’est recette épuise de la casserole). Faire bouillir à feu moyen et rectifier l’assaisonnement. La sauce doit réduire pour devenir brillante et visqueuse mais pas collante. Remettre la viande dans la sauce.

Ensuite, vient la partie fun et MasterChef : il faut flanquer les deux filets de saumon l’un contre l’autre, peau à l’extérieur, et les ficeler pour faire un joli rôti.

Faire chauffer les 2 cs d’huile d’olive à la poêle à feu vif et saisir le beau rôti, deux minutes de chaque côté, puis le mettre au four 4-5 minutes pour qu’il soit mi cuit-rosé. Le sortir du four et le laisser reposer sur une assiette 2 minutes (si, si c’est important).

Ensuite, ben c’est comme un rôti normal : on enlève la ficelle, on fait de cholies tranches et on nappe de sauce au moment de servir.

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 07:10

 

un brunch ni du matin ni du week-end. Après avoir agonisé des yeux toute la journée sans rien pouvoir faire d'autre que lire par les oreilles, il fallait faire quelque chose.

 

- avocat crabe/mayo à la fumée liquide

- tartare tomates anciennes, concombre etmini-crevettes grillées à l'ail et graines de moutarde

- lavash roquette confite au vinaigre balsamique, copeaux de parmesan, oeuf poché et paprika fumé

- brochette de melon roti et bacon fumé

 

On notera que les oeufs pochés le sont moins que mes yeux (j'admets, je suis une quiche de l'oeuf poché, tant au tourbillon qu'à la louche). et oui, j'ai mis du vinaigre.

 

Tout était très bon sauf l'avocat qui n'était pas mûr. Y'a plus de saisons ma bonne dame.

 

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 18:29

 

Une fois n'est pas costume, je suis partie sans l'Autre passer trois jours à Lisbonne, abandonnant lâchement l'amour de ma vie au fond de notre lit, dévastés (le monsieur et le lit) par une vilaine pneumonie.

 

 

L'Autre (à l'article de la mort) :

mais vas-y, mon coeur, ça va aller, vas t'amuser avec tes copines, je vais rester là (à agoniser sans poète).

 

 

moi (la mort -la sienne- dans l'âme) :

tu es sûr ? je peux rester sinon, je te ferais pat pat sur le front du bouillon.

 

 

L'Autre (dramatique) :

naon, vas-y, te dis-je, le Lapin checkera on moa.

 

 

 

 

 

 

Et je suis partie. Seule. 

Sans personne pour m'accompagner à l'aéroport.

Seule.

J'ai pris l'avion. Seule.

...

...

...

Je déconne.

 

Les choses ont toujours moins de sel quand elles ne sont pas partagées avec l'Autre, Rujha Sydney et la Perle, mais je vais pas râler de partir  profiter d'une ville étrangère l'été et en bord de mer.

 

 

Je n'ai que de rares souvenirs d'enfant de Lisbonne, autant dire quasiment aucun. Je me rappelais de la lumière, pourtant. Et mon portugais étant à tout le moins inexistant (je le lis correctement, le comprends vaguement et ne l'ai jamais parlé), je me suis fourré un micro-lexique en tête avec de quoi jongler de deux-trois verbes. L'Aventure, quoi.

 

Le seul restau que j'ai fait seule en attendant que les copines arrivent (musée médiéval, toi, moi, là maintenant sur la table basse) était une sombre gargotte dans une ruelle où se fouler les chevilles mais qui avait le mérite de ne pas être un de ces boui-boui à touristes où on vous apostrophe en vous éborgnant avec un menu en plastique et en anglais. Là, un ventilateur paresseux, un homme peu engageant lisant le journal sous la télévision en sourdine et pas un chat dans le restaurant. 

 

 

moi :

bom dia, falla inglès?

 

le type (sans lever les yeux) : no

 

moi (embêtant mais voulant mes sardines) :

bon... alors, heu. Eu gustaria uma mesa para uma pessoa para jantar, por favor?

(en croisant fort fort les doigts pour que ça marche)

 

le type me regarde, dubitatif, puis embrasse la salle du bras, du style "bon, ok, mettez-vous par là".

Je file m'asseoir en me disant "oh putain, j'ai fait une vraie phrase en portugais et on m'a comprise". Révélation.

 

Il y avait 4 entrées et 4 plats à tout casser. Dont 2 entrées pas, en fait. J'ai pris le petit fromage à croute rouge, le queijo de Nisa, pour goûter. Très doux, savoureux, mais un brin étouffe-crétin. Et après...

 

 

L'extase bucale, les souvenirs d'enfance ensoleillée, l'huile d'olive, le grillé, le citron... rha!

C'était bon. (oui, je sais, j'en ai boulotté une avant même que de prendre la photo).

 

S'ouvrait à moi un horizon de poissons grillés, de mer, de bières blondes et glacées trois jours durant (et très mérité, la première journée, étant seule, j'ai fait plus de 10km à pied sous 35°c en me perdant dans des lacis de venelles - c'est mon petit côté revival Eastwood dans le cimetière, ma petite malédiction si personnelle que je traine depuis Montjuic -, et dieux! je peux vous assurer que Lisbonne, ça pente.

 

Histoire de renouer avec d'autres souvenirs d'enfance, je suis tombée dans les tellines.

 

 

cuites en marmite, au vin blanc, citron, persil et des tombées de beurre ; ce petit moment d'émotion quand tu les voies dans la vitrine du restaurant et que tu les demandes et qu'on va te chercher le ballotin entier, rien que pour toi. 800 gr de tellines, une damnation.

 

Un truc fantastique à Lisbonne, c'est que la plupart des restaurants ont une armoire froide en guise de vitrine (ça m'a rappelle les bacs à crabes royaux, ces lobstruosités délicieuses qui te fixent de leurs grains de raisin secs, à Ushuaia), avec les poissons, crustacés et viandes disponibles. Le boeuf est, parait-il, d'excellente qualité et il appelle les gens qui dédaignent les bontés de la mer, d'un rouge soutenu et souvent d'un persillé fin et très blanc. 

 

 

Le veau est aussi très fin et délicat, ici braisé au four sur du riz confit dans le jus.

 

 

On retrouve le pouple sous toutes ces formes, et plus souvent grand et adulte Cthulhu que pulpitos à croquet d'une bouchée. Ici, tout simplement grillé (vous noterez l'amour fou portugais pour le porc, même dans la salade d'accompagnement du poulpy, y a des lardons).

 

 

Et là, frit en beignet tout simplement avec de l'ail et du persil. 

 

On notera au passage que la cuisine portugaise et les légumes, c'est pas vraiment ça. Généralement des pommes de terre (en légume, donc) et parfois une petite feuille de salade ou encore des légumes (poivrons, tomates, aubergines) marinés ou grillés au four. Pas vu autre chose de plus folichon, mais c'est pas si mal, quand même.

 

Et donc, la chose un brin peu ragoutante d'aspect dans le bol à côté de fried poulpy est un accompagnement à base de bouillie de pain, pas mauvais, pas formidable non plus. J'ai mangé le nom par ailleurs mais l'ai retrouvé en farfouillant : l'Açorda. Je réessayerais à la maison, je pense, ça doit pouvoir être meilleur.

 

 

Et enfin une espèce de salade froide d'aspect improbable,  qui s'est revelée composée de pommes de terre et de morue, délicieux. J'ai aussi goûté ailleurs une salade froide de morue, oignons verts, raisins et pois chiche, très agréable et relevé, très frais.

 

 

Tous ces plats ont été dégustés dans un restaurant, Nova Mesa, à côté du magnifique jardin botanique de Lisbonne, où l'on trouve cet arbre-pergola immense et incroyable, dans un quartier vraiment charmant, plein de cachet et de nostalgie, où se ressent une sensation un peu mélancolique de temps suspendu.

 

Et enfin, un petit restaurant dans l'ancien village de Cascai (aujourd'hui pris d'assault par les touristes), perdu dans les ruelles loin de l'agitation, minuscule et tenu par deux personnes, spécialisés dans le poisson frais grillé entier.

 

 

Inutile de dire que je suis tombée dans le bar. Un régal. (j'ai hésité avec la daurade). Restaurante B & B, que ça s'appelait. Le patron est un poil acerbe, par contre.

 

Les lisboètes sont adorables, avec un sens de l'humour... particulier. La ville est vraiment belle, avec des vues à couper le souffle, de vieux palais décrépits aux fenêtres mystérieuses, faisant penser à Palerme avec ce petit côté port pour les bouts du monde, c'était parfait le temps d'un week-end.

 

voilà, pour cette fois, j'ai fini d'écrire. à la prochaine ! 

 

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 13:56

 

Fait moche cet été, n'est-ce pas?

 

- petit paté de lapin artisanal et roquette

- brick à la fumée liquide et chavignol roulé dans la sauge et la poitrine fumée

- tomates coeur-de-boeuf, vinaigrette basilic-oignons rouges

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 10:42

 

Ah, Londres...

La dernière fois, je me suis bien gardée d'en parler, comme nous étions en mission commando secret de la mort silencieuse répérage d'EVJF de Rujha Suisse...

 

On avait découvert de chouettes endroits comme Haché ! à Camden (quelle pluie mes aïeux, et impossible de remettre la main sur, ou plutôt le pied dans ce petit dinner improbable sous un pont, caché, où j'étais tombée corps et biens dans le sheperd pie et la custard and cherry pie) ou bien Mother Mash à Carnaby et le très zarby restaurant où je voulais emmener Rujha et ses invités, un truc secret où il faut un mot de passe qu'on te donne par téléphone le jour même, où on a mangé (appellez la Peta) du crocodile, du lama et du zèbre...

 

Cette fois-ci, c'était pour un truc un peu prout-prout, ça a duré 4 jours et il a fait un temps divin et on est rentrés en croulant sous le Magners, le cheddar et le Stilton et les shortbreads et, et... Trois fois trop de bouquins, of course.

 

 

Je voulais déjà parler d'un super endroit que Rujha Suisse et La Perle nous on conseillé quand ils y sont allés avant le Grand Exil : the Black Foot.

 

Le paradis du cochon.

 

Du cochon sous toutes ses formes.

 

Y a même un bar à porchetta (regardez sur la photo en haut), c'étoit amazing, my dear piggy.

 

 

Faut dire que dans la rue ce jour-là y avait un food market de folie avec des stands de tous les pays (et un même un frenchie qui faisait des crèpes, c'était d'un tentant...) avec des tamales, des grillades, des kormas, des machins thai, des trucs fourrés à l'houmous, plein de choses qui sentaient tellement bon qu'on en avait la bouche dégoulinante de salive...

 

 

 

Bien manger à Londres est une expérience facile et inoubliable depuis quelques années.

 

On ne sait plus où donner la tête devant tant de diversité et souvent de bons produits.

 

Bref.

 

Je sais plus qu'on a pris en entrée, je sais juste que c'était des tartines chaudes avec du lard de colonnata achevant de fondre dessus et l'Autre a pris de la pancetta fumée.

 

Après, j'ai pris les ribs à la citronnelle et à l'ail : à tomber. L'Autre a pris des tacos au pulled-pork. ça manquait de qui pique mais c'était très fondant et parfumé.

 

 

Très tentés d'y retourner pour continuer d'explorer leur fabuleuse carte. Et adorables, ces  jeunes gens, avec ça.

 

 

 

 

Depuis la dernière fois je voulais absolument aller voir le marché de Bricklane. 

 

 

Il faisait un temps incroyable : comme d'habitude, je me suis faite courir après avec de la crème solaire, comme d'habitude, il a fallu racheter des lunettes de soleil à l'Autre.

 

 

Un chouette petit marché (dans un quartier un peu craindu quand même) avec des antiquités, des fringues, du bordel partout. Hors de prix, par contre. On a quand même acheté des boucles de ceintures de biker-in-love hideuses parfaites pour le prochain BoT. 

 

Et, et...

 

Un FOODMARKET !!

 

 

et là, ça a été l'orgie.

 

On a mangé des frites toutes fraîches faites dans de l'huile de truffe, du cheddar rapé et du sel de mer.

J'ai cru mourir de joie.

 

Et de la poutine (cf photo), du chouik chouik bizarre. C'est bon la poutine (j'en ai même fait à une époque) mais les frites deviennent vite molles et il faut que le fromage ait un putain de goût, sans compter la sauce. Là, petit plus y avait du lard et des oignons confits.

(là j'ai vraiment cru qu'on allait crever).

 

 

Sinon bien évidemment on a mangé deux fois de l'indien (du qui pique beaucoup et du qui pique européen), toujours vachement bon à Londres. Notamment à la fin du marché de Bricklane, Curry capital, qui se targue -rien que ça- d'être le meilleur bangladi de la ville. Oui, parce qu'après toutes ces frites, on avait encore faim (on a failli crever, je vous dis). La bière était glacée, le curry délicieux et à un prix dérisoire...

 

 

On est allés au théâtre voir mon amoureuse Natasha McElhone (Grou, je ne te fais pas d'infidélités, je regarde juste !) dans Fatal Attraction, une pièce horrible très bien mise en scène (j'avais complètement oublié le film).

 

On est allés au ciné voir In secret, une adaptation FAN-TAS-TIQUE de Thérèse Raquin avec une époustouflante Jessica Lange et le falot Tom Felton, le très troublant Oscar Isaac...

 

 

On s'est baladé au soleil, on a traversé des parcs en lisant les inscriptions des bancs à haute voix, on a trainé longtemps au V&A, on a pas reussi à visiter le musée-crypte de l'hopital de Whitechapel, j'ai encore oublié de passer dans mon église préférée, on a longuement bu des bières artisanales dans divers pubs et pour toutes sortes de raisons (sans compter que généralement on y mange bien), on a picolé comme des sales avec mes collègues de colloque (on était les mieux habillés, les anglais sont moins coincés que les italiens et les français, on dirait), et le dernier jour, j'ai mangé un curry caraïbéen à 9h du mat sans que personne me regarde de travers pendant que l'Autre disait adieu une dernière fois à son tant aimé english breakfast...

 

 

Je vais vous dire, comme pour les autres, hein, allez-y. C'est un des endroits les plus chouettes, les plus tolérants, les plus improbables du monde.

 

Un jour, quand on sera grands, L'Autre, la Perle et les deux Rujha vivront dans une vraie maison/appart duplex d'adultes dans une grande ville du vieux monde et on finira tous les quatre obèses avec un monte-charge qui fera four...

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