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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 18:00

 

Sous des tonnerres d'applaudissements et des suppliques embrassant mes genoux...

 

- 500 gr de miel

- 2 cs de jus de citron

- 750 gr de muesli personnalisé

(là, flocons d'avoine, graines de courge, de lin et de tournesol, noisettes et raisins)

- 300 gr de baies de goji

- 250 gr de son d'avoine

 

Préchauffer le four à 160°c.

Verser le miel et le citron dans une grande casserole à feu moyen. Quand le mélange frémit, brasser avec vigueur le muesli jusqu'à absorption du liquide.

Benner le mélange dans un plat plat allant au four et bien tasser au fond (poésie...).

Faire cuir au four 30 mn à chaleur tournante (surveiller que ça crame pas non plus).

Laisser sécher dans le four éteint.

Une fois froid (c'est chaud à dire ça), découper des barres de la taille souhaitée et emballer dans du papier sulfurisé avant de placer dans une boite hermétique.

 

J'ai bien envie d'essayer la version chocolat / amande de Mamzelle Grou du GrouPiKat Club, qui a toujours des idées délicieuses.

Et aussi une version salée si possible avec de la viande séchée, mais je cherche encore la recette.

 

Bisous. (faut que j'arrête avec les bisous).

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Published by Gillie-be
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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 13:50

il ne fait pas beau, n'est-ce pas... Et je viens de rempoter sur le balcon, mes courgettes craignent et mes tomates vont sans doute décider de passer à côté cette année.

 

On est au mois de mai (paraît-il), l'Italie est loin, très loin. Très incertaine aussi. Alors on écoute des trucs pas super rigolo (cf vidéo plus bas) mais finalement si. (j'ouvre une parenthèse, on va voir le petit Damien cet été, avec l'Autre et Starbuck, j'espère que ça sera aussi bien parce que bonjour la chébèque pour avoir des places).

 

Ce we, c'est théâtre. On se remonte comme on peut. Et pas au potcheen, je vous vois venir.

 

Hier, Lucrèce Borgia au Français, mis en scène par ce cher Podalydès avec le formidablement violent Guillaume Gallienne dont la sensualité et la délicatesse m'émeuvent beaucoup. La pièce était intéressante, même si j'ai regretté la demi-molle sur la Commedia dell'Arte et que l'aveu final n'est pas été aussi acméïque que la fin de l'acte I qui m'a arraché des larmes.

 

Ce soir, Andromaque dans une petite mise en scène d'un théâtre inconnu dont on nous a promis des merveilles, notamment pour ce pauvre Pyrrhus. Andromaque, c'est un peu comme Cyrano, une de mes pièces préférées, faut pas m'en promettre. On dine au bar des variétés, qui fait des burgers pas mal.

 

En attendant, voici "un essai que j'ai fait".

 

 

- 1 beau filet de truite saumonnée (merci la ruche)

- 4 cs de poudre de pistache

- sauce barbecue japonaise

 

- 1 verre de riz sauvage

- 1 cube miso

- 200 gr de chou rouge émincé

- 3 carottes en rondelles

- 1 cs de curcuma

 

Dans une cs d'huile de sésame, faire revenir le mélange chou / carotte / riz. Au bout de 3-4 mn, baisser le feu et ajouter 2 louches d'eau. Ajouter le cube de miso. Saler, poivrer, ajouter le curcuma. Couvrir et laisser 15 mn, le temps que tout cuise.

 

Préchauffer le four à 180°c chaleur tournante et sortir le filet du frigo pour qu'il soit à température ambiante.

 

Essuyer le filet pour le sécher (dis comme ça...). Verser les légumes dans un long plat allant au four. Poser le filet chair en haut sur l'ensemble.

Passer la sauce au pinceau sur la chair de la truite. Saupoudrer généreusement de poudre de pistache.

Au four 20 mn en surveillant.

 

Voilà. Je dirais un petit chablis.

Bon, je vais rien dire, ça serait un voeu pieux. Mais ça fait du bien d'être de retour. On va éviter les niaiseries, mais ça fait plaisir (et j'ai des posts en retard). bisous

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Published by Gillie-be - dans main course
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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 11:51
Fi
 
 
La dernière trouvaille de Mamita !
 
Ingrédients pour 2 personnes :
-1 beau filet mignon de porc
- moutarde à l'ancienne
- 1 bâton de cannelle
- 50 cl de bière brune ou blonde (selon les goûts)
- sel, poivre, ail en poudre
 
 
Dans un plat allant au four : tartiner le filet avec la moutarde sur les 2 côtés, saler, poivrer, répartir l'ail en poudre autour.
 
Verser la bière et y inclure le bâton de cannelle coupé en morceaux.
 
Cuire 30 minutes au four, en arrosant la viande avec le jus au bout de 15 minutes.
 
Déguster après avoir découpé la viande en tranches pour qu'elles s'imbibent de l'arôme du jus.
 
En final : tendreté du porc qui surprend agréablement par ce fumet original...(je l'ai fait avec de la bière brune irlandaise)avec des pâtes en accompagnement.

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Published by Mamita - dans invité
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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 14:00

 

Une chouette improvisation de Mamita, invitée du mois sur le blog ! L'été approche, profitons-en ! (et évitons les jeux de mots à base de foufourche...)

 

Ingrédients : une grosse papaye
                    1 citron
                    1 gousse de vanille
                    300g de sucre (roux de préférence)
 
Recette :
 
Couper la papaye en gros cubes et ôter les graines, la mettre dans un faitout avec le jus entier du citron.
 
Ouvrir la gousse de vanille en 2, enlever les grains, et la couper en petits morceaux à rajouter au mélange.
 
Parsemer avec le sucre et laisser macérer une nuit entière.
 
Faire cuire à feu doux (après avoir remuer le mélange) pendant 30 minutes
 
Après refroidissement, mixer le tout après avoir enlevé les morceaux de vanille, mettre en pot.
 
Déguster sur des tartines, biscottes, yaourts, fromage blanc

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Published by Mamita - dans invité dessert
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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 03:37
Rôti de bœuf farci aux champignons

Pour 4 personnes :

1.4 kg de rôti de bœuf pas ficelé

50g de pancetta émincée

200 g de champignons (ici un mélange bolets, trompettes de la mort) (penser à les faire tremper s’ils sont secs de base)

1 échalote, finement émincée

2 gousses d’ail, pelée, écrasées

2 cc de thym frais émincé

2 cs d’huile d’olive

1.5 cs de farine

¼ de tasse de brandy (cognac)

1.5 tasse de bouillon de bœuf dégraissé

¼ de tasse de crème épaisse

Poivre, sel

Faire chauffer 1cs d’huile dans une poêle. Y faire revenir la pancetta pendant 2 minutes, puis ajouter les champignons, le thym et l’échalote. Faire revenir en brassant jusqu’à ce que le tout ait un peu fondu et que ça sente bon dans toute la maison ! Ajouter l’ail et le faire revenir encore 1-2 minutes. Assaisonner et réserver.

Préchauffer le four à 180 degrés.

Découper le rôti sur le côté en une longue fente pour créer un espace à farcir. Ne pas couper jusqu’au bout, c’est pas un sandwich de viande non plus… Bourrer avec la farce aux champignons. Ficeler le rôti pour que tout tienne bien ensemble. Saler et poivrer.

Faire chauffer 1cs d’huile dans une poêle. Faire dorer le rôti de chaque côté avant de le placer dans un plat allant au four. Enfourner pour 45 minutes pour du saignant-rosé.

Une fois le rôti cuit, il faut le sortir du four et le changer de plat, le couvrir de papier d’alu et le laisser reposer 10 minutes. Si, si. Il sera toujours bon chaud dedans et ça le finit bien question tendreté.

Pendant ce temps-là, récupérer le jus de cuisson et virer le gras. Faire un roux avec le jus dégraissé et la farine, en ajoutant progressivement brandy et bouillon. Rectifier l’assaisonnement et lâcher la crème dans la sauce au dernier moment.

Servir avec de la purée, c’est meilleur.

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Published by Sally & Gillie-be
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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 03:24
Ribs de boeuf glacées et patates douces

Pour la marinade :

¼ cc piment rouge haché

½ sel de céleri

¼ poivre de Cayenne

1 cs de paprika fumé

1cc d’ail en poudre

1 cc d’oignon en poudre

100 ml de vinaigre de cidre

100 ml de sauce Worcestershire

Le jus d’un demi-citron

6 gousses d’ail écrasées

Pour le reste :

Des ribs de bœuf pour 4 (c’est pas la côte de bœuf entières, mais des cotes « levées » de bœuf) (bref, dem*****-vous avec votre boucher)

Sauce barbecue au Bourbon (toute faite ou maison, chuis pas raciste) (mais je ne donne pas la recette non plus) (chuis paresseuse)

Pour l’accompagnement :

4 patates douces

60 g de beurre

3 cs de sirop d’érable

2cs d’ail en poudre

1 poignée de noix de pécan hachées

Mélanger les ingrédients de la marinade dans un grand bol non métallique. Ajouter les ribs. Laisser mariner une nuit.

Le lendemain, mixer ensemble le beurre le sirop d’érable, les noix de pécan et l’ail en poudre. Couvrir et réserver.

Sortir les ribs de la marinade et les laquer avec la sauve bbq au bourbon.

Les cuire au barbecue (ou au four mais pour les températures, c’est chacun pour soi et Dieu pour tous) pendant 3 heures. J’insiste sur la durée de cuisson, car il faut que la chair des ribs soit tendre.

Pendant ce temps-là à Marignan, couper les patates douces en quartier et les mettre dans un plat allant au four sur du papier sulfurisé. Enfourner ou en-barbecue-er 45 minutes avant de sortir les ribs.

Au moment de servir, couper les ribs pour le séparer les unes des autres si besoin. Déposer une cuillère de mélange aux noix de pécan sur les patates douces et c’est prêt.

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Published by Sally
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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 00:47

La patience, ça paye. Avoir une bonne cocotte en fonte aussi. Et le pulled pork, c’est la vie, mais vaut mieux en faire beaucoup et congelé. C’est meilleur et on peut se prendre 45 minutes devant ne série pour l’effilochage sans complexer.

Effilochée de porc à la mexicaine et sa salade tomates-coriandre

Ingrédients

2.5 kg de rôti de porc pris dans l’épaule (dégraissé ou non, mais après, faut savoir ce qu’on se veut dans la vie)

1 poivron rouge épépiné et grossièrement coupé

1 poivron jaune épépiné et grossièrement coupé

1 oignon rouge pelé et grossièrement coupé

1 L de passata de tomates (faut pas acheter la tomate concassée en boite, le truc à l’intérieur de la conserve, c’est le mal)

3 gousses d'ail écrasées

4-5 cs de sauce piquante mexicaine (nous, on utilise l’aji picante ramené d’Argentine par Rujha Paris, ça pique, c’est bon)

2 cc de cumin moulu

2 cc de coriandre moulue

3 cc de mélange mexicain (estragon, paprika, encore du cumin)

Crème aigre, jalapenos et citron vert pour servir

Pour la salade :

3 tomates bien mûres hachées

1 petit oignon rouge haché grossièrement

1/2 tasse de feuilles de coriandre

1 cuillère à soupe de jus de lime

1 cuillère à soupe d'huile d'olive

Placer le porc dans une cocotte. Ajouter les poivrons, l'oignon, la sauce piquante, la passata, l'ail, le cumin, la coriandre et le mélange mexicain.

Cuire à couvert, à feu doux pendant 8 heures (soit dans un autocuiseur en mode basse température, soit au four à 150 degrés C) (pendant 8 heures) (si, si).

Le lendemain quand ça a bien refroidi, sortir les légumes et la viande et les réserver en les séparant. Remettre la sauce dans la cocotte et tenter de faire un jus (pour lacquer l’éffilocher plutôt qu’elle baigne dans la sauce tomate).

Pendant ce temps, effilocher.

Effilocher.

Effilocher.

(Utiliser 2 fourchettes en mode Edwards Cissorshands peut aider)

Mettre tout ça dans un plat avec les légumes et la sauce/jus, bien mélanger. Couvrir d’alu et remettre au four pour réchauffer avant de servir avec la salade. Ou faire des parts à congeler. Ça se garde aussi quelques jours au frigo, bien couvert.

Pour la salade, c’est pas compliqué, faut tout benner dans un saladier, touiller et faire de jolies tas sur l’assiettes à côté du tas d’effilochée. Avec un petit tas de chips de maïs. Un petit tas de crème aigre. Et, pour les plus cinglés, quelques gouttes de Tabasco®, fumé, vert, rouge, à l’ail, que sais-je ?

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Published by Sally
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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 00:52

Parce que à Sydney c'est l'été mais que j'ai pitié des Européens sous la neige. Parce que aussi aujour'dui, allez savoir pourquoi, il pleut comme jamais (comprendre 3 semaines), sans doute pour refléter la tristesse du monde après une semaine épouvantable. Il nous faut un petit remontant. Et, quand on est malade, rien ne vaut la soupe de poulet! Parce que cette semaine, on l'est tous, malade, un peu.

Soupe de poulet aux quenelles

Pour 4 personnes :

7 tasses de bouillon de poulet, de préférence maison

2 grosses carottes pelées et grossièrement coupées

200 g de poitrine de poulet crue et sans peau

100 g de pain de mie sans croute

100 ml de crème fraiche liquide

1 œuf

1 jaune d’œuf

50 g de champignons de Paris frais émincés

Sel et poivre et persil frais pour décorer et assaisonner

Noix de muscade

Porter le bouillon à ébullition dans une grande casserole et y cuire les carottes deix minutes à feu doux.

Pendant ce temps, préparer les quenelles : on mixe le pain, la poitrine de poulet, un peu de sel et de noix de muscade râpée, le jaune d’œuf et l’œuf entier et la crème ensemble jusqu’à avoir une pate un peu collante et pas mal mouillée.

Ensuite c’est tout bête et juste avant de servir, former les quenelles à la cuillère à soupe au-dessus du bouillon. Elles remontent à la surface une fois cuites, ce qui devrait prendre 5 minutes max en tout.

Jeter les champignons hachés. Couper le feu. Attendre 2 minutes. Rectifier l’assaisonnement

Servir avec le persil en déco.

Ne pas oublier d'éteindre les news à la TV avant de commencer à manger.

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Published by Sally
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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 20:39

Coucou, c'est encore moi. Deuxième participation à ce blog culinaire et, je l'espère bien, pas la dernière. Un jour que l'une des deux tôlières de cette tribune devait venir dîner à la maison avec son Autre, nous nous retrouvâmes à dialoguer sur les préparatifs du dîner (forcément, quand elle et moi prévoyons de nous voir, il y a dîner). Je suggérai, en hôte innocent et dévoué, qu'elle définisse un thème. J'adore cuisiner sous contrainte, je trouve ça productif et souvent créatif. Et puis un thème, ça permet de restreindre le champ des possibles, donc d'économiser beaucoup de temps pendant les courses.

 
Sauf que ledit thème m'a quelque peu surpris. 
 
 
La nuit.
 
 
Juste la nuit.
 
Pas "la nuit à [ville dotée d'une forte identité culinaire]). Pas "une nuit chez [personnage célèbre connu pour son goût immodéré de [denrée sympa à décliner sur un menu]].
 
Cessons d'abuser de signes, et voyons comment se sortir de ce guêpier.
 
 
Ont été écartés successivement : 
 
- le menu dégusté dans l'obscurité. Déjà, ça nécessite du personnel et quitte à recevoir des amis, je préfère pouvoir les regarder un peu.
- le menu qui triche en modifiant l'énoncé : voir ci-dessus pour "une nuit à..." ou "une nuit chez...".
- le menu préparé les yeux bandés. Je tiens à mes doigts. 
 
 
Au cours de la réflexion il est apparu que la nuit était un thème particulièrement visuel. A défaut de trouver des ingrédients nocturnes, je me focaliserai donc sur des couleurs, des compositions et des dressages évoquant la nuit. La couleur noire paraît évidente, mais pas seulement.
 
Voici la solution retenue, en images.
 
 
Apéritif & mise en bouche : Coucher de soleil (eh bien oui, c'est le début de la nuit, non ?)
Petits friands et mini-poivrons oranges, tous garnis d'un mélange poivron rouge haché, fromage frais et fines herbes.
 
Le cocktail apéritif est un punch passion / crème de fraise, relativement vicelard.
 
 
Entrée : Nuit étoilée
 
L'ambition de cette entrée est de composer un tableau dans l'assiette. Question présentation, il y a du progrès à faire, mais question goût c'était réussi, heureusement.
Or donc, pour composer un tableau figurant une nuit étoilée, j'avais pensé à un pain de poisson teint à l'encre de seiche, dans lequel je disposerais des filets de cabillaud et du surimi privé de sa vilaine couverture orange.
Ces derniers resteraient blancs, et, découpés par mes soins en forme d'étoile ou de lune, composeraient théoriquement mon paysage nocturne au moment de trancher les parts. L'idée demeure bonne mais requiert plus de maîtrise.
Pour obtenir la forme lunaire de mon filet de cabillaud, je l'ai sculpté encore congelé. Mauvaise idée. Il a rendu trop d'eau et a changé de forme à la cuisson. Et perturbé la bonne tenue de mon pain. Idem pour les étoiles en surimi.
Au final, la fresque espérée évoque plutôt un dessin de maternelle, mais le goût était là.
 
En complément, j'ai mixé les "chutes" de poisson dans une mousseline maison au poivre, légèrement encrée elle aussi. Les petites étoiles sont en poivre moulu, au pochoir.
 
 
 
Plat : Nuit noire
 
Nous avons dans le salon une grande cheminée vénérable, toute équipée pour cuire de belles viandes au feu de bois.
Avouez que ça aurait été dommage de s'en priver. J'ai donc fait couper deux côtes de bœuf pas trop épaisses destinées à se prendre un petit coup de suie.
En garniture, une poêlée de trompettes de mort, justes saisies avec un peu d'ail, s'est vue complétée par des pâtes à l'encre de seiche.
 
La seule difficulté résidait dans la gestion du feu, qui devait être intense et saisir rapidement la viande (voire, la cramer en surface pour rester dans le thème) sans la cuire à cœur, puisque dans notre assistance rien n'aurait été toléré plus cuit que saignant. 
 
 
Dessert : Nuit blanche 
 
C'est une variation du tiramisu : en lieu et place du café pour le trempage des biscuits, une gousse de vanille infusée dans du lait chaud parfumé d'une goutte de fleur d'oranger. On trouvera également des copeaux de noix de coco dans le mascarpone et des copeaux de chocolat blanc en surface.
Un premier essai que ce dessert qui mérite quelques ajustements : coco dispensable, fleur d'oranger trop présente.
 
Note pour plus tard : se concentrer sur la vanille et le sucre. 
 
 
 
Le lendemain nous partions ensemble vers le sud et convenions du thème du prochain dîner.
 
Je mentionne ce détail ici pour mettre un peu de pression sur les épaules de Madame : "La route des vacances". Paf, pastèque. Vivement.

 

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 08:55

 

Parfois, j'ai pas le courage. Parfois, j'ai l'envie qui me regarde de loin, hors de portée, goguenarde. Et mes papilles me titillent, la muqueuse implorante.

 

Parfois, je n'ai pas le temps. Parfois, j'ai la faim qui me boxe les abdominaux, le rugissement à l'abordage, impérieuse. Et mes vertiges m'assaillent, la tête tournante.

 

Parfois, je n'ai pas l'inspiration. Parfois, j'ai la fantaisie qui reste à la porte, gueuse de l'hostière, stérile. Et mes habitudes m'abandonnent, la main fainéante.

 

 

Alors, l'Autre prend le relais. Il sort une boule de pate à pizza du frigo, la tartine amoureusement de crème de truffe, la parsème de scarmoza fumée et de morilles. Il la dore chaleureusement au four, lui jette négligemment une chiffonnade de parme à la figure et nous sert un verre de Vipera.

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